
Ce soir, on file à Séoul avec le pa-dak jeon, une galette coréenne au poulet ultra croustillante, coiffée d’une salade de cébette pimentée et servie avec une sauce soja-miel à tremper.
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Pa-dak jeon recette : la galette coréenne au poulet croustillante qui va plaire à tout le monde
Imagine le croustillant d’un poulet frit coréen, mais en version galette et à la poêle. C’est exactement ça, le pa-dak jeon. Ici, pas de pâte à crêpes : les morceaux de haut de cuisse sont simplement enrobés d’une fine couche de fécule, d’ail et de piment, puis pressés en une seule galette qui dore dans un peu d’huile.
Chaque élément a son rôle. La fécule crée une croûte fine et craquante, bien plus légère qu’une panure. Les hauts de cuisse restent juteux. Le piment vert apporte une chaleur fraîche. Et la salade de cébette, assaisonnée au sésame et au gochugaru, vient trancher avec le gras du poulet comme le ferait un pickle.
Dernière touche : une sauce salée, légèrement sucrée et acidulée, pour tremper chaque morceau. Résultat : une galette coréenne croustillante dehors, moelleuse dedans, fraîche et piquante dessus. Le genre de plat qu’on partage au milieu de la table, et qui disparaît en cinq minutes.

Cuisine coréenne : histoire, origines et influences d’une cuisine de caractère
La cuisine coréenne repose sur un équilibre ancien : du riz, des légumes, des fermentations (kimchi, doenjang, gochujang) et une multitude de petits plats partagés, les banchan. Longtemps marquée par le bouddhisme, et donc très végétale, elle redécouvre la viande avec l’influence mongole au XIIIe siècle.
Sous la dynastie Joseon (1392–1910), la cuisine de cour se codifie et les rites confucéens imposent des tables très précises, où les galettes ont déjà leur place. Une révolution arrive aux XVIe et XVIIe siècles avec le piment, venu des Amériques : c’est lui qui donnera au kimchi sa couleur rouge et à la cuisine coréenne son énergie piquante.
Après la guerre de Corée, l’influence américaine popularise le poulet frit, que les Coréens vont s’approprier jusqu’à en faire un phénomène mondial. C’est ce mélange de tradition et d’audace street food qui fait le charme de notre galette coréenne du jour. Si tu aimes ces voyages en Asie, ne rate pas notre poulet adobo philippin.
Le pa-dak jeon, c’est quoi ? Origine du jeon coréen et du padak
Le pa-dak jeon est une galette coréenne de poulet enrobé de fécule, poêlée jusqu’à être croustillante, puis servie avec une salade de cébette assaisonnée et une sauce soja. Son nom réunit trois mots : pa (cébette), dak (poulet) et jeon (galette poêlée).
Le jeon est l’une des préparations les plus anciennes de la table coréenne. Un livre de cuisine de l’époque Joseon le présente comme un plat servi à toutes les grandes occasions, des mariages aux rites des ancêtres en passant par les banquets (Hansik). Viande, poisson, légumes : tout se transforme en jeon, et le nom suit l’ingrédient principal.
Le padak, lui, est beaucoup plus récent. C’est un poulet frit coréen servi sous une montagne de cébette émincée, assaisonnée d’une sauce piquante et acidulée (Korean Cultural Center). Né sur un marché traditionnel de Jochiwon, près de Sejong, il a conquis les chaînes de poulet frit de tout le pays.
Le pa-dak jeon fusionne ces deux mondes : la technique ancestrale de la galette poêlée et l’esprit street food du padak. Un peu comme notre halloumi manchurian, il prouve que les meilleurs plats naissent souvent de la rencontre entre deux traditions.
Pajeon, kimchijeon, haemul pajeon : les différents types de jeon coréens
Une fois que tu as goûté à une galette coréenne, difficile de s’arrêter. Voici les grandes cousines du pa-dak jeon, à tester absolument :
- Pajeon : la galette à la cébette par excellence. Les tiges entières sont posées dans une pâte fine à base de farine, d’eau et d’œuf.
- Haemul pajeon : la version aux fruits de mer (calamar, crevettes, moules), star des restaurants coréens.
- Kimchijeon : une galette au kimchi bien fermenté, acidulée et piquante, parfaite pour recycler un pot qui vieillit.
- Bindaetteok : une galette de haricots mungo moulus, plus épaisse, souvent garnie de porc et de pousses de soja.
- Gamjajeon : une galette de pommes de terre râpées, croustillante comme un rösti.
- Yukjeon : de fines tranches de bœuf enrobées de farine et d’œuf, servie lors des fêtes et des mariages (Hansik).
Le principe est toujours le même : un ingrédient star, un liant, une cuisson généreuse à la poêle et une sauce à tremper. En Corée, on dit d’ailleurs que les jours de pluie appellent une galette et un bol de makgeolli, l’alcool de riz traditionnel : le crépitement de l’huile rappellerait le bruit de la pluie.
Recette coréenne rapide pour le soir : les ingrédients et les étapes de la galette coréenne au poulet
Pour 2 personnes : environ 15 minutes de préparation et 10 minutes de cuisson.
Pour le poulet : 300 g de hauts de cuisse désossés, 60 g de fécule de pomme de terre ou de maïs, 2 à 3 c. à soupe d’eau, 3 gousses d’ail, 1 petit piment vert (jalapeño ou doux), ½ c. à café de sel, poivre noir, 3 à 4 c. à soupe d’huile neutre.
Pour la salade de cébette : 3 à 4 cébettes (ou 1 gros poireau très tendre), 1 c. à soupe de sauce soja, 1 c. à café de vinaigre de riz, 1 c. à café d’huile de sésame, ½ c. à café de sucre ou de miel, ½ c. à café de gochugaru, 1 c. à café de graines de sésame.
Pour la sauce : 1 ½ c. à soupe de sauce soja, 1 c. à soupe de miel ou de sirop de riz, 1 c. à soupe de vinaigre de riz, 1 petite gousse d’ail râpée, 1 c. à café d’huile de sésame, 1 à 2 c. à soupe d’eau.
Comment faire un pa-dak jeon en 6 étapes
- Préparer le poulet. Coupe-le en morceaux de 2 cm environ. Ajoute sel, poivre, ail émincé et piment en rondelles, puis la fécule et 2 c. à soupe d’eau. Chaque morceau doit être couvert d’une fine pâte collante.
- Préparer la salade de cébette. Émince les cébettes très finement dans la longueur et plonge-les 5 minutes dans l’eau glacée, puis essore-les. Prépare l’assaisonnement, mais ne mélange qu’au dernier moment.
- Préparer la sauce. Mélange soja, miel, vinaigre, ail, huile de sésame et eau.
- Cuire la première face. Dans une grande poêle chaude et huilée, étale le poulet en une galette fine et appuie avec une spatule. Laisse cuire 4 à 5 minutes sans toucher, jusqu’à ce que le dessous soit doré et croustillant.
- Retourner. Fais glisser la galette sur une assiette, recouvre avec la poêle et retourne le tout. Cuis encore 3 à 4 minutes en appuyant légèrement.
- Servir. Égoutte la galette coréenne sur du papier absorbant, coupe-la en parts, assaisonne la salade de cébette et dépose-la par-dessus. Sauce à côté pour tremper.
(H2) Nos astuces pour un poulet croustillant sans friteuse
- Préfère la fécule à la farine. Fécule de pomme de terre ou de maïs donne une croûte plus fine et plus craquante. C’est le secret du poulet frit coréen.
- Coupe petit. Des morceaux de 2 cm donnent une galette fine qui cuit vite, sans que le centre reste rosé.
- Ne touche à rien pendant 4 minutes. Si tu bouges la galette trop tôt, elle se défait. Laisse la croûte se former, elle fera office de colle.
- Sois généreux avec l’huile. Il en faut assez pour couvrir le fond de la poêle : c’est elle qui fait croustiller les bords. Rajoutes-en un filet au moment de retourner.
- L’eau glacée pour la cébette. Elle rend les lanières croquantes et adoucit leur piquant. Assaisonne-les seulement au moment de servir pour qu’elles ne ramollissent pas.
- Dose le gochugaru à ton goût. Ce piment coréen en flocons est plus fruité que brûlant. À défaut, un peu de piment d’Espelette fait l’affaire.
- Mange-la tout de suite. Une galette coréenne perd son croustillant en attendant. S’il en reste, réchauffe-la à la poêle à sec ou au four, jamais au micro-ondes.
- Varie les plaisirs. Ajoute quelques rondelles d’oignon ou de courgette dans le mélange, ou remplace le poulet par des crevettes pour une version façon haemul pajeon.
Calories de la galette coréenne au poulet : les macros pour une portion
Une demi-galette avec sa salade de cébette et sa sauce apporte environ 540 kcal et 30 g de protéines : un plat riche en protéines, plus léger qu’un poulet frit classique.
| Pour 1 portion (½ de la recette) | Valeur approximative |
|---|---|
| Énergie | 540 kcal |
| Protéines | 30 g |
| Glucides | 40 g |
| Lipides | 28 g |
| Fibres | 2 g |
| Sel | 4 g |
Calcul estimé à partir de valeurs standard (hauts de cuisse sans peau, environ la moitié de l’huile absorbée, sauce entièrement consommée). Le sel vient surtout de la sauce soja : trempe avec modération ou choisis une sauce réduite en sel. Servie avec un bol de riz, compte environ 200 kcal de plus.
La galette coréenne, ta street food coréenne maison du jeudi soir
Une poêle, un peu de fécule, une poignée de cébettes : le pa-dak jeon prouve qu’une galette coréenne peut être à la fois rapide, originale et terriblement gourmande. Le croustillant du poulet frit, la fraîcheur de la salade, le peps de la sauce… sans friteuse et en moins de 30 minutes.
Teste-la cette semaine et dis-moi en commentaire si tu es plutôt team salade bien pimentée ou team sauce à tremper. Pour continuer le voyage en Asie, notre udon cacahuète, miso et chili crisp t’attend.

FAQ : tout savoir sur la galette coréenne au poulet
Quelle est la différence entre pajeon et pa-dak jeon ?
Le pajeon est une galette coréenne de pâte à base de farine garnie de cébettes entières. Le pa-dak jeon n’a presque pas de pâte : ce sont des morceaux de poulet enrobés de fécule, servis avec une salade de cébette.
Quelle sauce servir avec une galette coréenne ?
La sauce classique mélange sauce soja, vinaigre de riz, un peu de sucre ou de miel, huile de sésame et parfois du gochugaru. Elle doit être salée, acidulée et légèrement sucrée.
Pourquoi ma galette coréenne n’est pas croustillante ?
Le plus souvent, la poêle n’est pas assez chaude, il n’y a pas assez d’huile ou la galette a été retournée trop tôt. Utilise de la fécule plutôt que de la farine et étale le mélange en couche fine.
Par quoi remplacer le gochugaru ?
Un mélange de paprika doux et d’une pincée de piment de Cayenne, ou du piment d’Espelette. Le goût sera un peu différent, mais la touche piquante sera là.
Que boire avec un jeon ?
En Corée, la galette se déguste traditionnellement avec du makgeolli, un alcool de riz légèrement pétillant. Sans alcool, un thé d’orge froid (boricha) ou une limonade au yuzu fonctionnent très bien.






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