Ravioli de patates douces et ayib rôties au beurre noisette au berberé – Marcus Samuelsson

Ravioli de patates douces et ayib rôties au beurre noisette au berberé - Marcus Samuelsson

Aujourd’hui on voulait vous parler du plus éthiopien des chefs suédois vivant aux États-Unis: Marcus Samuelsson. Si ce chef est aujourd’hui le plus grand ambassadeur de la cuisine éthiopienne aux US, son histoire personnelle est beaucoup plus complexe. Né en Ethiopie, sa mère meurt quelques mois après sa naissance, et dans le tumulte de la guerre civile qui bouleverse le pays en 1974, il est séparé de son père et de sa sœur. Il finit par retrouver cette dernière lors de son adoption par un couple suédois. Il grandit donc dans ce pays et s’intéresse assez rapidement à la cuisine.

Il se forme aux arts culinaire en Suède avant de travailler en Autriche et en Suisse. Cependant, c’est aux États-Unis qu’il rencontre le succès : il devient chef exécutif du plus grand restaurant de cuisine nordique de New-York en 1994. Sous sa direction, Aquavit devient une référence et remporte les 3 étoiles du Guide Michelin une année plus tard (le restaurant en avait déjà deux). Il conserve ce poste jusqu’en 2002, date à laquelle il publie son premier livre où il présente la cuisine nordique de son restaurant. Le succès public vient avec la publication de son deuxième livre, The Soul of a New Cuisine en 2006. Il y révèle ses influences africaines, plutôt discrètes jusque là.

Son héritage éthiopien se ressentira plus dans Red Rooster, le restaurant qu’il ouvre à Harlem en 2010. Depuis, ce chef très médiatique multiplie les émissions et concours culinaires à la télévision, on retrouve aussi de nombreuses vidéos sur internet où il présente des recettes traditionnelles éthiopiennes. Pour la recette, nous avons choisi de préparer ses ravioli aux patates douces et ayib (un fromage frais éthiopien), dorés dans du Niter kibbeh, du beurre clarifié parfumé au berbéré.

Ce mélange d’épice traditionnel est préparé notamment avec du piment, du gingembre, du poivre blanc, de la cannelle, du fenugrec, cardamome… Ce plat a grandement contribué à la popularité du chef puisqu’il l’avait servi lors du premier diner d’état du président Barack Obama fraîchement élu en 2009. C’était à l’occasion de la visite du premier ministre indien aux États-Unis. Marcus Samuelsson avait imaginé un menu presque entièrement végétarien, avec des ingrédients sourcés localement (jusqu’aux herbes aromatiques qui avaient poussé dans les jardins de la Maison Blanche.

Ravioli de patates douces et ayib rôties au beurre noisette au berberé - Marcus Samuelsson

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  1. […] patate s’est donc naturellement substitué à d’autre ingrédients. Le plat du jour par exemple, […]