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Préparer un voyage au Vietnam : ce qu’on ne comprend vraiment qu’une fois sur place
Avant de commencer notre voyage au Vietnam, j’avais lu beaucoup d’articles, regardé des vidéos, enregistré des adresses, noté des conseils et essayé d’anticiper au maximum. Mais comme souvent en voyage, il y a une différence entre ce qu’on pense savoir avant de partir et ce qu’on comprend vraiment une fois sur place.
Le Vietnam est un pays très facile à aimer, mais pas toujours facile à appréhender au premier abord. Il est bruyant, intense, généreux, parfois fatigant, souvent délicieux, et surtout très différent d’une région à l’autre. Entre Hanoï, Ninh Binh, la baie d’Ha Long, Hoi An, Hué et Ho Chi Minh-Ville, nous avons eu l’impression de traverser plusieurs pays dans le même voyage.
Voici donc tout ce que j’aurais aimé savoir avant de partir au Vietnam, non pas comme une liste de règles à suivre, mais comme un retour d’expérience après plusieurs étapes du Nord au Sud.
Le Vietnam est plus grand qu’il n’y paraît
Quand on prépare son itinéraire sur une carte, on peut avoir l’impression que tout est relativement simple à relier. En réalité, le Vietnam est un pays très étiré, et les distances peuvent vite devenir fatigantes si l’on veut tout faire par la route ou en train.
Pour notre itinéraire, les vols internes ont vraiment été un bon choix. Nous avons pris Vietnam Airlines entre Hanoï et Da Nang, puis entre Hué et Ho Chi Minh-Ville. Les trajets étaient courts, les avions quasiment neufs, et cela nous a permis de gagner beaucoup de temps sans ajouter trop de fatigue. Quand on voyage en famille, ce genre de confort compte énormément.
Je pense que pour un premier voyage qui traverse plusieurs régions, il ne faut pas hésiter à combiner les moyens de transport. Le train peut être une belle expérience, la voiture permet de s’arrêter en route, mais les vols internes sont parfois la solution la plus simple pour garder de l’énergie.

Grab change vraiment la vie sur place
S’il y a une application à télécharger pour votre voyage au vietnam, c’est Grab. Nous l’avons utilisée pour commander des repas, réserver des voitures et nous déplacer, notamment à Hoi An et Saigon.
Ce qui est pratique, c’est qu’il n’y a pas besoin d’avoir un numéro vietnamien : une connexion internet suffit. On peut payer en cash, les prix sont affichés à l’avance, et les trajets coûtent souvent très peu cher. Pour nous, c’était particulièrement utile avec Hanna. Quand un enfant est fatigué, qu’il fait chaud ou qu’on n’a pas le temps de s’installer au restaurant, pouvoir commander un repas ou rentrer rapidement à l’hôtel change tout.
À Saigon, Grab devient presque indispensable. La ville est grande, les avenues sont larges, les trottoirs pris par les scooters, et les distances sont beaucoup moins agréables à faire à pied qu’à Hanoï. Au lieu de vouloir tout faire à pieds il vaut mieux accepter le rythme de la ville et utiliser Grab sans culpabiliser.
Avec un enfant, le guide privé peut être le meilleur compromis
Avant le départ, on aurait pu imaginer faire beaucoup de visites seuls ou rejoindre de grands groupes organisés. Finalement, pour certaines étapes, prendre un guide privé avec chauffeur a été l’un des meilleurs choix du voyage.
À Hanoï, Ninh Binh et Hué, cela nous a permis de voir beaucoup de choses sans perdre trop de temps dans la logistique. Les déplacements étaient plus fluides, les explications donnaient du sens aux lieux, et surtout le rythme pouvait s’adapter à nous. Avec un enfant, les grands groupes peuvent vite devenir compliqués : horaires trop serrés, pauses imposées, peu de souplesse si quelqu’un est fatigué.

Le guide privé n’enlève pas la liberté du voyage, au contraire. Il permet souvent de mieux profiter, parce qu’on se concentre sur les lieux, les histoires, les repas, les paysages, au lieu de passer son temps à organiser la suite.
Les supérettes sont beaucoup plus utiles qu’on ne l’imagine
Au Vietnam, les petites supérettes font vraiment partie du voyage. On en trouve partout : WinMart, VinMart, Circle K, FamilyMart, 7-Eleven… Elles sont souvent petites, mais on y trouve énormément de choses.
Au début, on y entre pour acheter de l’eau. Puis très vite, on se retrouve à regarder les snacks, les boissons, les cafés, les desserts, les nouilles instantanées, les yaourts, les repas prêts à réchauffer et les produits qu’on ne connaît pas. Avec un enfant, c’est très pratique. Le premier soir à Hanoï, Hanna était fatiguée, alors nous lui avons pris des nouilles instantanées à manger tranquillement à l’hôtel pendant que nous allions chercher des bánh mì pour nous.
C’est aussi une bonne manière de découvrir un pays autrement. Les snacks de supérette racontent quelque chose des goûts locaux : chips aux saveurs improbables, biscuits, boissons lactées, cafés en bouteille, petits gâteaux au pandan ou à la coco. À la fin du voyage, on a même dépensé nos derniers dongs dans un 7-Eleven à Saigon pour remplir la valise de souvenirs à grignoter.
Le bánh mì n’est pas un simple sandwich figé
Avant notre voyage au vietnam, je pensais que le bánh mì était plus ou moins un sandwich vietnamien avec une recette assez claire. En réalité, c’est beaucoup plus vaste que ça.
La base reste le pain, les pickles de carottes et radis blanc, le concombre frais et les herbes, souvent de la coriandre, de la ciboule ou de l’oignon vert. Mais tout le reste change selon les adresses et les régions : pâté, beurre, mayonnaise, porc, poulet, tofu, poisson, bœuf, charcuteries vietnamiennes, œuf frit, sauces maison, piment…

Chaque bánh mì a sa personnalité. Certains sont très équilibrés, d’autres très généreux, certains ont un pain plus croustillant, d’autres une garniture mieux assaisonnée. À Hoi An, nous avons comparé Bánh Mì Phượng et Madam Khánh. À Saigon, nous avons testé Huynh Hoa, énorme et très généreux, puis Bánh Mì Sơn, plus équilibré. Sans s’en rendre compte, le voyage s’est transformé en quête du meilleur bánh mì.
Et même après plusieurs essais, je ne suis pas sûre qu’il existe une réponse définitive. Tout dépend de ce qu’on cherche : le meilleur pain, la meilleure viande, la meilleure sauce, le bon dosage de coriandre, ou simplement le sandwich qui arrive au bon moment.
Le café vietnamien mérite un voyage à lui seul
Je savais que le café était important au Vietnam, mais je ne pensais pas que nous allions autant aimer cette culture du café. Très vite, les pauses café sont devenues de vrais moments du voyage.
À Hanoï, on a commencé avec le coconut coffee, le cà phê sữa đá et l’egg coffee. À Hoi An, j’ai testé le salted coffee pendant que Salim reprenait encore un cà phê sữa đá. Chaque café avait son ambiance : parfois une petite pièce chaleureuse qui ressemble au salon d’une vieille tante, parfois un rooftop, parfois une salle climatisée où l’on vient juste reprendre son souffle.

Le café vietnamien est souvent intense, sucré, glacé, gourmand. Il ne se boit pas seulement pour se réveiller, mais pour faire une pause. Dans un voyage au Vietnam où l’on marche beaucoup, où il fait chaud, où les villes peuvent être bruyantes, ces moments au frais deviennent presque essentiels.
La cuisine change énormément d’une région à l’autre
On pense souvent connaître la cuisine vietnamienne à travers quelques plats : phở, nems, bánh mì, rouleaux de printemps. Mais sur place, on réalise vite que chaque région a ses spécialités, ses équilibres et ses habitudes.
Dans le Nord, nous avons découvert une cuisine parfois plus douce, plus sobre, avec des plats réconfortants comme le congee, les nouilles du petit-déjeuner, le bún chả ou les repas à partager. À Hanoï, j’ai commencé à manger salé le matin, et contre toute attente, j’ai beaucoup aimé.
Dans le Centre, la cuisine nous a semblé plus raffinée, plus technique, avec beaucoup de petites bouchées. À Hué, on a goûté bánh bèo, bánh nậm, bánh ram ít, bánh lọc, salade de figues vertes, bonbons au sésame… C’est probablement l’une des régions qui nous a le plus surpris côté food.
À Saigon, les portions nous ont paru plus généreuses, les saveurs parfois plus sucrées, plus intenses. Le bánh mì Huynh Hoa en est le parfait exemple : énorme, très garni, presque excessif, mais délicieux.

Il ne faut pas oublier les desserts vietnamiens
C’est l’un de mes petits regrets du voyage au vietnam : nous avons mis trop de temps à vraiment explorer les desserts vietnamiens. On s’est beaucoup concentrés sur les plats salés, les cafés, les bánh mì, les marchés, les snacks… et moins sur les douceurs.
À Saigon, nous avons essayé de nous rattraper chez Coco Summer avec un honeycomb cake café caramel, une gelée pandan-coco-café et un bánh bò hấp servi avec un dip au lait de coco. Tout était délicieux. Les desserts vietnamiens jouent beaucoup sur les textures : gâteaux vapeur, riz, tapioca, gelées, coco, pandan, haricots, lait de coco… Ce n’est pas toujours très sucré, mais c’est souvent très parfumé et très intéressant.
Si je refaisais le voyage, je prendrais plus souvent un dessert ou une douceur locale, même juste pour goûter.
Hoi An est magnifique, mais très touristique
Hoi An est une ville superbe. Les façades jaunes, les lanternes, les boutiques, les cafés, les tailleurs sur mesure, les petites rues piétonnes : tout est très photogénique. C’est une ville qui séduit immédiatement.
Mais il faut aussi savoir qu’elle est très touristique, surtout en fin de journée. Il y a beaucoup de monde, beaucoup de sollicitations, notamment autour des lanternes en papier et des balades en barque. À certains moments, on a eu l’impression d’être un peu happés par les vendeurs, ce qui rend l’expérience moins agréable.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas y aller. Au contraire, Hoi An vaut vraiment le détour. Mais il vaut mieux y aller en sachant que ce n’est pas une petite ville paisible et confidentielle. C’est une destination très populaire, avec tout ce que cela implique.
Hué mérite plus qu’une simple étape
Avant le voyage, je pensais que Hoi An serait l’un des grands coups de cœur du Centre. Finalement, Hué nous a peut-être encore plus marqués.
La ville est moins immédiatement séduisante, moins “carte postale”, mais elle a une profondeur incroyable. La citadelle impériale permet de découvrir une autre histoire du Vietnam : les dynasties, la cour, les empereurs, les concubines, la colonisation, les guerres, les reconstructions. Avec un guide, la visite prend vraiment une autre dimension.

Hué nous a aussi beaucoup plu pour sa cuisine. Le cours de cuisine dans l’éco-village de Thuy Bieu, le déjeuner maison, les bonbons au gingembre, les bonbons au sésame, le bain de pieds aux herbes et les échanges avec les habitants font partie des moments les plus doux du voyage.
Si vous préparez un itinéraire au Vietnam, ne voyez pas Hué comme une simple transition entre Hoi An et le Sud. Elle mérite vraiment du temps.
Saigon demande un autre rythme
Ho Chi Minh-Ville, ou Saigon, est très différente des autres villes que nous avons visitées. Hanoï est dense, chaotique, mais on peut se faufiler dans certains quartiers. Saigon, elle, est plus large, plus moderne, plus bruyante, plus verticale.
Nous avons vite compris qu’il ne fallait pas essayer de la visiter comme Hanoï. Les distances sont plus grandes, les trottoirs moins agréables, les axes plus difficiles à traverser. Il faut prendre des Grab, faire des pauses, entrer dans des centres commerciaux pour respirer un peu, accepter que la ville soit intense.

Saigon n’a pas été la ville la plus reposante du voyage, mais elle nous a montré un autre visage du Vietnam : plus contemporain, plus commercial, plus rapide. Entre Cho Lon, le Palais de la Réunification, Ben Thanh, les rooftops, les supérettes, les cafés et la street food, elle a une énergie très particulière.
Pour l’argent, il faut éviter l’aéroport
Côté argent, notre meilleure expérience a été de changer du liquide dans une bijouterie recommandée par notre guide à Hanoï. Le taux était très bon, sans frais, bien meilleur que ce qu’on aurait eu à l’aéroport.
À l’inverse, il vaut mieux éviter de changer de l’argent dès l’arrivée à l’aéroport, sauf petite somme de dépannage. Les taux sont souvent moins avantageux et les frais plus élevés.
Pour les retraits, nous avons trouvé beaucoup d’ATM, mais la seule banque qui ne nous a pas pris de frais locaux était Vietcombank. Cela peut dépendre des cartes et évoluer, mais sur notre voyage, c’est clairement l’option qui nous a le mieux convenu.
La chaleur fatigue plus qu’on ne le pense
Même quand on est habitué à voyager, il ne faut pas sous-estimer la fatigue au Vietnam. Ce n’est pas seulement la chaleur : c’est l’humidité, le bruit, la circulation, les odeurs, les changements de rythme, les visites, les trajets, les repas, le décalage horaire.
À Hoi An, il faisait beaucoup plus chaud et humide qu’à Hanoï. À Saigon, les rues étaient larges, bruyantes, parfois difficiles à parcourir avec un enfant. À plusieurs moments, nous avons vraiment eu besoin de ralentir : piscine, massage, café climatisé, tea time à l’hôtel, livraison de repas plutôt que restaurant.

Ce n’est pas du temps perdu. Au contraire, ces pauses permettent de mieux profiter du reste. Le Vietnam est un pays très intense, et il faut garder de l’énergie pour l’apprécier.
Les marchés ne se ressemblent pas tous
Avant de partir, j’avais en tête “les marchés vietnamiens” comme une grande catégorie assez floue. En réalité, chaque marché a son ambiance.
À Saigon, le marché Binh Tay dans le quartier chinois nous a beaucoup plu pour son côté marché de gros, organisé par catégories : fruits séchés, épices, herbes, vaisselle, chapeaux, chaussures… Les prix nous ont semblé corrects et il n’y avait pas vraiment besoin de négocier.
Ben Thanh, en revanche, est beaucoup plus touristique. On y trouve des souvenirs, des vêtements, des T-shirts, des produits “Made in Vietnam”, mais les prix de départ peuvent être très gonflés. On lit souvent qu’il faut viser 40 % de réduction, mais selon notre expérience, il ne faut pas hésiter à diviser le prix par trois quand il semble exagéré.
Il faut aussi rester attentif : vérifier le produit que l’on achète, regarder ce qui est emballé, et ne pas se laisser presser.
Le Vietnam est très accueillant avec les enfants
Un voyage au vietnam avec un enfant de 4 ans demande de l’organisation, mais ce n’est pas aussi compliqué qu’on pourrait l’imaginer. Les Vietnamiens ont été très gentils avec Hanna. Dans certains cafés ou restaurants, elle attirait naturellement l’attention, les sourires, parfois même des petits gâteaux.
Bien sûr, il faut adapter le rythme. On ne peut pas enchaîner les visites comme un couple sans enfant. Il faut accepter les repas plus simples, les pauses à l’hôtel, les commandes Grab, les nouilles instantanées, les Happy Meals de secours. Mais dans l’ensemble, le pays se prête très bien au voyage en famille, surtout si l’on prévoit un peu de confort dans les transports et les hébergements.

Ce que je referais différemment
Avec le recul, je changerais quelques petites choses. Je prévoirais peut-être une nuit à Ninh Binh au lieu d’un simple aller-retour depuis Hanoï, pour profiter des paysages plus lentement. Je goûterais plus de desserts vietnamiens dès le début du voyage. Je garderais plus de temps libre à Hué, qui mérite vraiment d’être découverte sans se presser. Et je prévoirais encore plus de place dans la valise pour les snacks, le café, les fruits séchés et les souvenirs alimentaires.
Mais globalement, notre itinéraire du Nord au Sud nous a permis de découvrir des facettes très différentes du Vietnam : Hanoï l’intense, Ninh Binh la poétique, la baie d’Ha Long la contemplative, Hoi An la lumineuse, Hué l’impériale, Saigon l’électrique.
Conclusion : le Vietnam se prépare, mais se vit surtout sur place
Le Vietnam est un pays que l’on peut beaucoup préparer, mais qu’il faut aussi accepter de découvrir au fur et à mesure. On peut noter des adresses, prévoir des visites, réserver des guides, organiser des vols internes, mais une grande partie du plaisir vient des imprévus : un café trouvé par hasard, une supérette pleine de snacks inconnus, un plat que l’on ne connaissait pas, une route dans les nuages, une conversation dans une maison, un dernier bánh mì mangé tard le soir.
Ce que j’aurais aimé savoir avant de partir, finalement, c’est qu’il ne faut pas vouloir tout contrôler. Il faut prévoir assez pour être confortable, surtout avec un enfant, mais laisser de la place à ce que le Vietnam fait le mieux : surprendre, nourrir, fatiguer parfois, émerveiller souvent, et donner envie de revenir.

FAQ : préparer son voyage au Vietnam
Quelle est la meilleure période pour faire un voyage au Vietnam ?
Cela dépend des régions. Le climat varie énormément entre le Nord, le Centre et le Sud. Pour un itinéraire complet du Nord au Sud, le printemps est souvent une bonne période pour éviter les extrêmes.
Faut-il télécharger Grab pour un voyage au Vietnam ?
Oui, absolument. Grab est indispensable pour les transports et les commandes de nourriture.
Est-ce facile de faire un voyage au Vietnam avec un enfant ?
Oui. Les Vietnamiens sont très accueillants avec les enfants et les infrastructures touristiques sont globalement bonnes.
Combien d’argent prévoir pour manger durant le voyage au Vietnam ?
On peut très bien manger pour quelques euros seulement, même dans de très bons restaurants locaux.
Peut-on payer en carte bancaire au Vietnam ?
Oui dans beaucoup d’endroits touristiques, hôtels et centres commerciaux. Faites attention aux frais bancaires qui peuvent rapidement s’accumuler). Il faut toujours avoir du cash pour les marchés, petits restaurants et commerces locaux.
Quel est le meilleur bánh mì du Vietnam ?
Impossible de répondre objectivement. Nos préférés :
- Madam Khánh à Hoi An ;
- Huynh Hoa à Saigon ;
- Bánh Mì Sơn à Saigon.





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